Au gré de l’ancestrale voie muletière qui serpente dans les Pyrénées et côtoie les vestiges de la splendeur cathare
Ce nouvel itinéraire transpyrénéen constitue une randonnée exceptionnelle. Aux confins de l’Aude et de l’Ariège, les derniers «bonshommes», plus connus sous le nom de cathares, fuyant les persécutions, trouvèrent refuge dans les vallées les plus reculées de l’Ariège et jusque dans les montagnes catalanes. C’est sur leur trace qu’au départ de Montségur, symbole de leur résistance, on pourra parcourir, en huit à dix jours, ce qui fut aussi l’ancestrale voie muletière reliant Toulouse à Barcelone. A travers ces pays de moyenne montagne, on goûtera le silence des forêts et la beauté des estives herbeuses occupées par les bergers et leurs troupeaux de moutons. Le sentier grimpe le long des splendides gorges de la Frau, atteint le village de Montaillou rendu célèbre par l’historien Le Roy Ladurie, frôle Ax et ses thermes d’eau chaude, passe au pied de la réserve de la dent d’Orlu, habitée par les isards et ses loups récemment réintroduits. Il rejoint la haute vallée de l’Ariège à Mérens, berceau de ces petits chevaux noirs à nouveau en vogue, où s’élève une de ces remarquables églises romanes, semblable à celles qui jalonnent le versant espagnol. Au-dessus des forêts d’épicéas de l’Hospitalet, le sentier franchit le col désertique de Puymorens. On franchit les Pyrénées à la Portella Blanca, 2 517 m, frontière commune à l’Andorre, la France et la Catalogne. Le chemin amorce alors sa longue descente dans les immenses paysages du versant espagnol. Avant d’arriver à Berga (725 m), on franchit encore bien des massifs montagneux: la belle serra de Cadi protégée par un parc naturel, le spectaculaire massif calcaire de Pedraforca et les dernières serras dominant Queralt et son sanctuaire perché à 1 120 m qui marque la fin de l’itinéraire

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