Les samouraïs, emblèmes du Japon par excellence, sont les seuls guerriers de leur époque à ne jamais avoir compté de boucliers dans leur équipement. Et pour cause, le katana, sabre du samouraï, a porté à sa quintessence le tranchant des armes blanches, rendant leur maniement complètement différent de toutes autres épées, qu’elles soient à lame droite ou courbe.
Découlant de ce savoir faire connu et reconnu dans le monde entier, les japonais fabriquent des couteaux de cuisine aux performances de coupe tout aussi impressionnantes. Si l’étude technique s’est modernisée, la méthode de fabrication et l’architecture même des couteaux elles n’ont pas bougé depuis des siècles. Les aciers eux aussi restent parmi les plus qualitatifs au monde, rendant les lames suffisamment dure pour soutenir un aiguisage en V de moins de 30° sur de longues durées d’utilisation, mais aussi assez souple pour ne pas être cassantes.
La ville de Seki, considérée comme la capitale nippone de la coutellerie est, avec la ville de Sakai le berceau de fabrication des meilleures lames du pays. Cette ville terre de naissance entre autre des célèbres couteaux au faucon – Haiku – et à lame damas – Kasumi –, se situe au cœur de la préfecture de Gifu, une région montagneuse à l’écart de l’effervescence des mégalopoles de l’archipel. Cette caractéristique géographique donne un intérêt supplémentaire à la visite des coutellerie traditionnelle lorsque l’on désire découvrir le Japon autrement, un Japon rural et traditionnel.

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