Nous accueillons Louise Gaboury pour cet interview. Une passionnée de voyages depuis sa tendre enfance.

voyageuse Louise du webzine Planet Monde

Pouvez-vous vous présenter un peu à nos lecteurs ?

J’ai une formation en Histoire qui colore sans doute ma façon de voyager. Je suis journaliste en tourisme depuis plus de 20 ans. J’écris principalement pour un magazine professionnel qui s’adresse aux agents de voyages, Tourisme Plus,  et pour la section Tourisme d’un quotidien montréalais, Le Devoir. J’ai aussi mon propre site web, www.planetmonde.com, sur lequel je publie des actualités quotidiennes et un webzine mensuel. Je vis à la campagne à une heure de Montréal, mon port d’attache.

Depuis toute petite, vous désiriez déjà voyager. Quelles destinations vous ont d’abord attiré et pour quelles raisons ?

Petite je rêvais de Paris. Pour moi, c’était le centre du monde. Adolescente, je rêvais d’étudier à Paris. J’achetais plein de magazines français. J’y suis bien allée une vingtaine de fois, mais cette ville me fascine toujours. Elle ne m’a jamais déçue.

Que préférez-vous : voyager seule ou à plusieurs ? Pourquoi ?

Ce n’est pas le même voyage seule ou à plusieurs. J’aime voyager en couple, ou avec mes enfants, maintenant devenus adultes, mais j’apprécie la solitude en voyage, comme dans la vie. Seule, on n’a pas besoin de faire de compromis, on respecte son rythme, on est plus ouverts aux autres. Je ne me prive jamais d’aller quelque part parce que je suis seule. Au contraire. Par contre, une fois par année, je voyage en Italie avec un groupe d’étudiantes de mon cours d’italien. Nous sommes huit. Ce sont les seuls voyages de groupe que je préfère parce que nous sommes réunies autour d’une passion commune et que nous voyageons toujours hors des sentiers battus.

Qu’est ce que vous ne supportez pas quand vous voyagez ?

La foule. Une année, j’ai étudié l’italien pendant trois semaines à Florence. J’aimais la ville le matin quand j’allais à pied à mes cours. Mais quand je sortais à 13h, la place du Duomo envahie de touristes me faisait fuir. En fait, la ville devenait impraticable pour quelques heures. C’est pourquoi je préfère Rome, ou Paris, ou Venise, où il y a toujours des coins ignorés des touristes.

Vous vous intéressez à la gastronomie locale. Quels sont donc les 3 meilleurs plats que vous ayez gouté et leurs pays d’origine ? Les voyageurs ne manqueront sûrement pas de suivre vos recommandations 🙂

Une brouillade de truffes, en saison, dans le sud de la France. Des pâtes aux palourdes à Burano. Et des huîtres fraîchement cueillies, les pieds dans l’eau, à Cape Cod.

O.K, notez cela sur vos carnets, chers voyageurs. Parlons un peu plus de votre activité, maintenant. Pourquoi avez-vous choisi de faire du voyage votre métier ?

Je trouve que c’est un très beau métier. J’aime bien écrire et j’aime bien voyager. J’aime partir et j’aime revenir. Je suis curieuse. J’aime découvrir et partager.

Pouvez-vous nous décrire votre activité ?

Eh bien, parfois, on m’invite à des voyages de presse, ce qui a ses bons côtés, puisque ça demande moins d’organisation. Parfois, je fais les premiers pas auprès d’une destination ou d’un transporteur, selon mes intérêts du moment, moyennant publication, bien sûr. Ou j’organise moi-même à mes frais un voyage dans un endroit où j’ai envie d’aller ou sur un thème qui m’intéresse. Et au retour, j’écris!

En parlant d’écriture, de rédaction, quelle est donc la particularité de votre webzine de voyages et qu’essayez-vous de transmettre à travers Planet Monde ?

J’essaie de transmettre le plaisir du « slow travel ». Rester longtemps au même endroit. Découvrir une région ou une ville par petites bouchées. Aller à la rencontre des gens. Apprendre des choses.

Des projets pour cette année ?

Un séjour en Floride pour fuir l’hiver. Quelques jours à la campagne au nord de Toronto, dans un village très dynamique, Creemore. Dix jours à Venise, avec sans doute une escapade à Vérone et à Vicenza. Une fin de semaine en Nouvelle-Angleterre, New York, les îles éoliennes et la Sicile et quelques jours à Rome. Et une croisière d’Amsterdam à Saint-Pétersbourg, ensuite, je ne sais pas…

Pour terminer, partagez-nous votre citation favorite

« Le monde est un livre et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page »

Nous vous remercions de nous avoir accordé cet interview et espérons maintenant que beaucoup adopteront la vision que vous faites du voyage.

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